|
|
|
La Côte d'Ivoire au jour le jour |
|
Écrit par Yoro et Camille Chronique ivoirienne
|
Alors que le quatrième accord complémentaire de l’Accord Politique de
Ouagadougou vient d’être signé le 25 décembre dernier, les questions
sur le désarmement restent toujours en suspend. Le mode opératoire et
la date de ce processus restent encore inconnus.
En attendant les autorités des Forces Nouvelles essaient
progressivement d’encourager les jeunes qui avaient pris les armes en
2002 à les déposer et à retourner à la vie civile.
Ils sont (environ) 20 000 à Bouaké à avoir choisi (de gré ou par des
concours de circonstance) de ne plus tenir les armes. Seulement, si
certains ont réussi leur réinsertion, ils sont nombreux à déambuler
dans la ville attendant qu’un projet leur offre la possibilité de
retrouver une vie "normale".
|
|
Lire la suite...
|
|
|
|
|
La Côte d'Ivoire au jour le jour |
|
Écrit par Yoro et Camille Chronique ivoirienne
|
C’est dans le nord du pays, à environ 600 kilomètres d’Abidjan, à
Korhogo – une ville située en zones ex-assiégées (par la rébellion) –
que nous avons été confrontés a d’énormes difficultés. Dans notre souci
de mieux connaitre l’univers de ceux qu’on appelle «enseignants
volontaires», nous avons été freinés net par des questions de
procédures. Lesquelles cachaient en réalité la peur et la crainte face
aux hommes des médias. Tandis que certains nous prenaient pour des
espions, d’autres estimaient qu’on n’était pas une «presse de grand
calibre». Qu’importe ! Nous avons pu avoir un entretien avec lesdits
enseignants et comprendre un petit peu leurs parcours. Mais au prix de
combien de difficultés.
|
|
Lire la suite...
|
|
|
|
|
La Côte d'Ivoire au jour le jour |
|
Écrit par Yoro et Camille Chronique ivoirienne
|
Cap sur le nord. Après quelques semaines passées à Abidjan nous nous
sommes rendus dans le nord du pays afin rencontrer d’autres jeunes et
vivres d’autres réalités. Aventures palpitantes, climat de méfiance,
villes occupées, l’atmosphère a quand même quelque peu changé depuis le
début de la guerre en 2002.
Nous vous proposerons au fils des chroniques à venir, d’aborder des
sujets relatifs à l’implication des jeunes dans l’opération
d’identification. Nous vous parlerons également de ces anciens
combattants de l’ex rébellion (aujourd’hui Forces Nouvelles) qui ont
choisi (volontairement ou non) de déposer les armes et de retourner à
la vie civile. Ce sera l’occasion de vous présenter des jeunes
étudiants qui pendant cinq années de crise ont volontairement choisi de
rester dans ces zones et de sauver l’école.
Aventure palpitante, le disions-nous. Une aventure qui ne s’est pas faites sans difficultés. Nous vous en parlerons également.
|
|
Lire la suite...
|
|
|
|
|
La Côte d'Ivoire au jour le jour |
|
Écrit par Yoro et Camille Chronique ivoirienne
|
Après cinq années de guerre en Côte d’Ivoire, plusieurs questions
sociales restent sans réponses pour la jeunesse. Au nombre de ses
questions le chômage arrive en tête.
Pour pallier à cela, de nombreuses initiatives sont nées. Certaines
sous l’instigation de l’Etat, d’autres par des personnes de bonnes
volontés.
A l’exemple d’Ibrahim Seyni qui a fait de l’emploi des jeunes son cheval de bataille.
Assis derrière son bureau, Ibrahim observe depuis la fenêtre les
travaux qui se déroulent sur un engin encore informe. «Ce tas de
ferrailles que vous voyez là, sera bientôt transformé en un car
flambant neuf», dit-il.
A un peu plus de trente ans, ce père de famille de trois enfants s’est
lancé dans une activité qui fait la fierté de sa famille et qui
requiert l’attention de tout le quartier.
|
|
Lire la suite...
|
|
|
|
|
Interview de Philippe Guionie |
|
Écrit par Baptiste et Jeanne Afrique in visu
|
 Tirailleur nigérien à Maradi au Niger, janvier 2008 © Philippe Guionie Pour cette fin d'année, nous vous proposons un voyage mémoriel dans l'ex-empire colonial africain à travers la rencontre de ses témoins directs (anciens combattants, veuves, descendants), de ses monuments et ses objets personels.
Nous suivons depuis un moment le travail de Philippe Guionie sur "Le tirailleur et les trois fleuves". En décembre 2007, nous tombons face à ces images en très grand format au Centre culturel de Bamako et à la rentrée 2008, Philippe Guionie a reçu pour cette série le Prix Roger Pic de la SCAM.
Allons plus loin, pour questionner le photographe sur sa démarche, sur ce travail de longue haleine et son prolongement en 2009
avec un appel à auteur auprès des photographes des 15 pays francophones
pour des regards croisés. A suivre...
Votre travail tourne essentiellement autour du continent africain
avec plusieurs séries récentes notamment «Mobutu, 10 ans après» (RDC),
«Le jardin abandonné d’Eala» (RDC), ou encore «En souvenir du Joola»
(Sénégal). Pourquoi ?
J’ai commencé la photographie très tard à 28 ans. Vivant à Toulouse,
j’ai fait des études en histoire-géographie à l’université Toulouse le
Mirail. Sur le campus universitaire, la plupart de mes amis étaient
originaires du Sénégal, du Cameroun, du Maroc ou encore du Bénin. C’est
donc tout naturellement que je me suis spécialisé sur l’histoire
contemporaine de l’Afrique francophone. Lors d’un voyage en 2000 au
Bénin, j’ai réalisé mes premières photographies sur les civilisations
lacustres du lac Nokoué, près de Cotonou. En juin 2001, le photographe
Willy Ronis, doyen de la photographie française, choisit d’en publier
certaines dans le magazine Réponses Photo pour un numéro spécial qui lui
est consacré. Quelques semaines plus tard, le quotidien «Libération»
m’a confié une première commande photographique. Que ce soit pour la
presse française ou pour des travaux personnels, l’Afrique est
omniprésente dans ma photographie. Je revendique une photographie
sociale et documentaire sur les thèmes de la mémoire et des
constructions identitaires, une photographie qui parle des hommes et
qui s’inscrit dans la durée.
|
|
Lire la suite...
|
|
|
|
<< Début < Précédente 1 2 3 Suivante > Fin >>
|
| Résultats 1 - 9 sur 20 |