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Écrit par Alice Thierry
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Suivez les guides !
50 après l'indépendance, quel visage nous offre les anciennes colonies françaises d'Afrique ?
Tout au long de l'année 2010, Arte reportage nous invite, à travers un web-documentaire, à partir sur les routes de douze pays de l'Afrique francophone qui ont pris leur indépendance en 1960.
Chaque mois, un guide nous accueille pour nous mener sur les routes de la capitale de son pays.
La balade qu'il nous propose - au détour d'un café, au coin d'une rue ou à dîner chez l'habitant - est l'occasion de nous faire partager son regard et celui de ses compatriotes sur ces cinquante années d'indépendance, mais surtout de nous faire découvrir les espoirs et les aspirations que chacun nourrit au quotidien.
Un web-documentaire au fil de l'actualité et au plus près des réalités africaines : régulièrement alimenté par l'actualité, notre voyage sera également éclairé par le regard d'Historiens, économistes, journalistes, sociologues, ethnologues, géographes. Une idée originale de Philippe Brachet et Marco Nassivera.
Mais bien plus qu'un web-documentaire, ce panorama est une invitation au voyage, dans laquelle l'internaute est acteur : chacun peut choisir sa destination (le Cameroun, le Sénégal, le Tchad, le Bénin, le Togo, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la République Centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Mauritanie, le Niger) et dialoguer au fil des rencontres avec les autochtones.
Ce périple en douze étapes est l'occasion de découvrir ou redécouvrir une Afrique vivante, fourmillante d'idées et de richesses, et de porter un regard juste sur ce continent de tous les possibles.
N'hésitez plus, partez à l'aventure, et suivez ce mois-ci, les rappeurs Reezbo et Eboo dans les rues de Yaoundé, au Cameroun.
www.arte.tv/afrique
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Un reportage de Gwenn Dubourthoumieu |
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Écrit par Gwenn Dubourthoumieu
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 © Gwenn Dubourthoumieu Véritable « scandale géologique », la République Démocratique du Congo peut s’enorgueillir de posséder un des sols les plus riches de la planète. Les abondantes ressources en cuivre de la province du Katanga justifieraient à elles seules ce statut. De la colonisation au régime dictatorial de Mobutu, l’exploitation minière Katangaise a constitué un enjeu économique de taille pour les pouvoirs en place. En créant une entreprise publique détenant le monopole de l’extraction minière au Katanga, la Gécamines*, l’Etat s’est longtemps garanti un fonds inépuisable de revenus (l’entreprise représentait 85% des revenus d’exportation de la RDC en 1989 !). Mais la gestion prédatrice du Maréchal Mobutu a eu raison de la santé de la « vache à lait ». La ruine de la Gécamines et la guerre en RDC à la fin des années 1990 ont ainsi inauguré une vaste libéralisation du secteur, marquant le coup d’envoi d’une anarchique « ruée vers le cuivre ».
Aujourd’hui, après le boom minier des années 2000 et la crise de 2008,
coexistent au Katanga plus de 150000 « creuseurs » artisanaux, des
dizaines d’entreprises multinationales, et le fantôme de la Gécamines,
accumulant plus de 2 milliards de dollars de dette.
Les « mangeurs de cuivre » est une série de reportages réalisés par
le photographe Gwenn Dubourthoumieu, illustrant la véritable guerre
économique qui se joue au cœur de l’Afrique. Une parabole de
l’hyper-libéralisme propre à ce début de siècle : nulle autre loi ici
que celle de l’occupant le plus fort.
Ce reportage est en cours de réalisation. Si vous souhaitez le suivre dans son intégralité vous pouvez vous rendre sur http://web.me.com/gwenn.dubourthoumieu.
En 2009, Gwenn Dubourthoumieu est sélectionné parmi les cinq
finalistes du concours international de photojournalisme « Le Tremplin
Photo de l’EMI ». Il vit depuis juillet 2008 à Lubumbashi, en
République Démocratique du Congo, et est membre du Collectif Photo «
PICHA ».
*Générale des Carrières et des Mines
Ce reportage est inédit. Le photographe est prêt à travailler sur commande
dans une bonne partie de l'Afrique
Pour Toutes publications (presse), merci de contacter le photographe Gwenn Dubourthoumieu, basé à Lubumbashi :
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Écrit par Baptiste et Jeanne Afrique in visu
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On avait découvert la série "Vis- à -vie" de Soavina Ramaroson lors de la biennale de Bamako 2007. Une envie se replonger un peu plus dans l'univers du quartier Isotry de Tananarive pour en savoir plus sur ces lutteurs de l'équipe XV flèches. Aujourd'hui cette série nous emmène à la rencontre de ce photographe à travers son parcours et son portrait.
Parcours
 XV Flèches, quartier Isotry, Antananarivo © Soavina Ramaroson Né en 1977 à Madagascar, diplômé en architecture, Soavina Ramaroson travaille et vit à Paris comme architecte et artiste.
Soavina Ramaroson découvre la photo à l’aide d’un appareil jetable dans le cadre de son diplôme d’architecture. Il cherche alors à comprendre la vie des quartiers populaires, en particulier celui du quartier Isotry réputé pour être l’un des plus mal famés et défavorisés d’Antananarivo. Le résultat a donné une série de photos qu’il nomme « vis-à-vie » et qui, selon lui, montre la simplicité et le pragmatisme, le sourire et l’hospitalité des malgaches. Cette série a fait partie de nombreuses expositions en France, en Allemagne, en Afrique, au Japon.
Pendant cette enquête urbaine, en photographiant les bâtiments des années 70, au détour d’une arrière-cour, 5 types du quartier arrivent et s’interrogent sur ce qu’il photographie. Par réflexe, Soavina leur propose de poser pour lui. De là est né le projet « XV Flèches », portraits de l’équipe de Rugby du quartier. Soavina Ramaroson souhaite faire poser l’équipe dans son environnement quotidien en montrant sa grande forme physique. Ici, les joueurs posent dans les rizières, leur lieu d’entrainement hivernal.
L’équipe XV flèches a été montée par un homme, qui a une drôle d’histoire et est assez mystérieux. Il a vécu en Russie. Depuis sont retour, pour la « Cité », il a monté une coopérative de vente de poisson et ainsi il fait travailler les gamins du quartier pour les canaliser. C’est afin qu’ils puissent se défouler qu’il a aussi monté l’équipe de Rugby XV flèches.
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Un reportage de Richard Delaume |
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Écrit par Richard Delaume
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 © Richard Delaume Comme chaque soir, Amilou mendie au rond point des Nations à Ouagadougou. Il est 22h mais il attendra encore pour rentrer à l’école coranique avec 3 autres enfants. S’il réussit à collecter 500 Fr CFA, il évitera probablement les coups du maître marabout. Lequel n’a pas accepté de me rencontrer. A place, j’ai été accueilli par son fils, cigarette à la bouche, avec 2 téléphones portables à la main, qui m’expliqua alors que les jeunes apprennent ici à lire et écrire l’arabe à travers les versets du Coran. La mendicité et les coups ne sont là que pour apprendre l’humilité, et accessoirement entretenir la famille du marabout.
Pendant ce temps à l’autre bout de la ville, Daniel Djigui, togolais de 24 ans, passe à la « base », un abris bus où une dizaine d’enfants se regroupent et passent l’essentiel de leur temps pour affronter la rudesse de la rue. Il entame la discussion pour évaluer la lucidité de certains, et construire une relation de confiance avec eux.
Agés de 5 à 20 ans, tous ont une histoire singulière à raconter:
décès des parents, famille éclatée, fuite du village pour trouver un
travail en ville ou de l’école coranique pour échapper aux coups.
Livrés à eux même, ils sombrent pour la plupart dans la colle à
inhaler, l’herbe ou les médicaments et présentent un état de santé
souvent catastrophique en raison de la sous-alimentation et du manque
d’hygiène (lié à la pollution et la violence).
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Les photos de famille en Afrique du sud |
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Écrit par Sophie Feyder
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 Starlette hollywoodienne’, Ronald Ngilime, Watville vers 1950. Ecrire une histoire de l’Afrique à travers des photos de famille ? Cela peut surprendre plus d’un. On a tendance à croire que la photographie est un art relativement récent en Afrique, ou alors que les Africains étaient en général trop pauvres pour se faire photographier. Or l’appareil photo fut introduit dans le continent africain dès 1842, à peine quelques années après l’invention du daguerréotype. Evidemment, l’appareil photo fut au début surtout utilisé par des ethnologues, des missionnaires ou des administrateurs coloniaux. Les images produites à cette période, mettant en scène une identité ethnique et raciale, reflètent surtout les fantasmes des Blancs sur l’Africain exotifié, plutôt qu’une réalité "scientifique".
Vu l’utilisation idéologique de l’image par les Européens, il est donc particulièrement pertinent d’analyser comment les Africains se sont représentés eux-mêmes photographiquement. Comparez par exemple les profils ethnographiques des femmes aux seins nus avec les portraits de Seïdou Keyta ou de Samuel Fosso ! En s’emparant progressivement de la technique photographique, les Africains purent donc produire des images en contrepoint avec les stéréotypes coloniaux, montrant des Africains attachés à une identité traditionnelle, tout en étant en vogue avec la modernité.
En Afrique du Sud, cette appropriation de l’appareil photo se produit relativement tardivement, vers les années 19201.
Ce retard s’explique probablement par le caractère particulièrement
ségrégé de la société sud africaine, et le manque de transmission de
techniques entre les Blancs et les Noirs. Mais au fur et à mesure que
l’équipement devenait plus simple à utiliser et meilleur marché, la
photographie cessa d’être un hobby élitiste pour devenir une activité
commerciale ambulante. Les premiers photographes noirs photographiaient
non seulement l’élite africaine convertie et éduquée, mais aussi les
migrants noirs venus travailler dans les mines et les usines. Ces
photos prises au coin d’une rue datant des années 1930 et 40 témoignent
de l’urbanisation africaine précoce de l’Afrique du Sud, à une période
dans laquelle le régime blanc tentait déjà tant bien que mal de
limiter, voire de nier la présence des Noirs en ville.
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