Si Bamako m’était conté...

, par Afrique in visu

Nourri de l’imagerie traditionnelle des studios malien, Baptiste de Ville d’Avray a tiré le portrait de ses proches et voisins en improvisant un studio photo éphémère.
« Si Bamako m’était contée... » est une série de portraits photographiques qui vise à développer des représentations visuelles sur la complexité des relations, l’enrichissement personnel, les espérances, les rêves, les échanges et l’intimité de chacun.
Ces portraits reflètent la relation intimiste, qui s’est établie entre Baptiste de Ville d’Avray et l’individu photographié, basée sur la confiance et l’écoute. Le photographe n’est pas un simple observateur mais il est devenu le metteur en scène de ces portraits. Un accessoiriste qui attache autant d’importance au banal qu’à l’extraordinaire et porte son regard sur des instants quotidiens.
Ces images tentent de saisir une parcelle du vécu des figurants pour qu’elles deviennent signifiantes pour le spectateur. Car à travers l’expérience intime se trouve une expérience universelle vécue par tous à différents niveaux.
Réaliser des portraits de vie et non pas des portraits d’apparat, laisser entrevoir des traces du passé.
Ces photographies cadrées dans l’environnement quotidien de « mon Voisin » s’attachent à ces visages comme des contes à déchiffrer où l’on peut lire un passé, un futur et surtout un parcours singulier. Ces photographies insistent sur l’idée d’ici et d’ailleurs.
Sans toutefois devenir narratif ou nostalgique, ces portraits suggèrent un imaginaire à la fois poétique et ambiguë. Le langage photographique intimiste adopté, est basé sur une trajectoire commune.