Ville d’Etatolo : "Cimetière des épaves"

, par Francis Kodia

C’est en circulant à pied dans le port de Brazzaville que l’on apprécie toute l’architecture des entreprises navales. Cependant des épaves à l’agonie habitent ce paysage fluvial.

Le port reste avant tout un cauchemar écologique et humain ; le chantier naval a complètement bouleversé le paysage côtier et favorisé l’apparition des squatteurs dans la ville libre d’Etatolo. Sur le chantier naval, ainsi cohabitent soudeurs en train de réhabiliter des épaves et des sans-abris trouvant des maisons de fortune dans ces bateaux abandonnés.

Par endroit, le sable est tellement tassé que les mares des cales forment des étangs, sans oublier les émissions de pétrole et de gaz chimique, qui s’échappent inexorablement des épaves pour se répandre dans le fleuve Congo.
Pour un monde durable, l’Union Européenne a prévu de nettoyer et d’enlever les épaves du fleuve Congo. Ainsi le fleuve sera plus propre et les brazzavillois pourront revivre la beauté du fleuve.